vendredi 22 juin 2007

Une grand-mère sans-papiers interpellée dans sa baignoire


PARIS, 21 juin 2007 (AFP) - 20h29 Une grand-mère sans-papiers interpellée dans sa baignoire en Eure-et-Loir Une grand-mère sans-papiers, de nationalité centrafricaine, âgée de 68 ans, a été interpellée mardi par la police au domicile de sa fille à Mainvilliers (Eure-et-Loir), a-t-on appris jeudi de sources concordantes. "Les policiers cherchaient un homme et sont tombés nez à nez avec la dame qui se lavait dans la baignoire", a affirmé à l'AFP le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). La sexagénaire, sans papiers, a été conduite au commissariat de Chartres où elle est restée en garde à vue jusqu'à mercredi soir. Vers 20h00, sa famille l'a vue partir en voiture de police en direction de l'aéroport de Roissy. La sexagénaire devait embarquer à destination de Bangui (Centrafrique). L'une de ses filles s'est rendue sur place. "Elle a menacé de se suicider s'ils emmenaient sa mère, qui par ailleurs souffrirait de graves problèmes de santé. Cette action a attiré l'attention des passagers, et a finalement décidé les autorités à faire sortir la grand-mère de l'avion", selon le Mrap. Elle a ensuite été prise en charge par la police. "Cette dame a bien été arrêtée mardi parce que les fonctionnaires de police ont remarqué qu'elle était en situation irrégulière sur le territoire français. Après son refus d'embarquer, une procédure judiciaire a été ouverte ", indique la préfecture d'Eure-et-Loir.

Nous protestons contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère




Mobilisation
«Nous protestons contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère»
vendredi 22 juin 2007
Upolin.org, le site qui relaie la pétition des historiens

Le texte de la pétition :
«Comme l'ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, associer «immigration» et «identité nationale» dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c'est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l'immigration comme «problème» pour la France et les Français dans leur «être» même.
«En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l'égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd'hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
«Le décret du 31 mai 2007, qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle, est aussi chargé de «promouvoir l'identité nationale» et de définir «une politique de la mémoire» dans le domaine de l'immigration. Il dispose d'une autorité complète et nouvelle sur l'asile politique et d'une autorité partagée sur une multitude d'administrations, y compris sur la «direction de la mémoire, du patrimoine et des archives» du ministère de la Défense.
«Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.»
La liste des signataires sur upolin.org et liberation.fr

mardi 19 juin 2007

Making Globalization Work, J.STIGLITZ

Making Globalization Work
Joseph Stiglitz

Lecture delivered in Chennai on January 4, 2007

Joseph Stiglitz

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Introduction; Part 1,
by N. Ram,
Editor-in-Chief, The Hindu
6.10 1448 kb
Introduction; Part 2,
by N. Ravi, Editor, The Hindu
9.13 2163 kb
Lecture; Part 1 * 8.48 2063 kb
Lecture; Part 2 10.00 2345 kb
Lecture; Part 3 5.18 1246 kb
Lecture; Part 4 3.32 829 kb
Lecture; Part 5 7.02 1650 kb
Lecture; Part 6 7.33 1772 kb
Lecture; Part 7 10.08 2377 kb
Lecture; Part 8 5.23 1266 kb
Question Time; Part 1 11.23 2672 kb
Question Time; Part 2 13.15 3110 kb
Question Time; Part 3 16.42 3917 kb

* Lecture Part 1 contains some boom and flutter in the first 27 seconds; this is an artefact from the original recording and has not been edited.

mardi 12 juin 2007

L'ivresse du pouvoir ou le pouvoir ivre ?

La France doit-elle se faire du souci à propos du locataire actuel de l'élysée?
En tout cas ce comportement est indigne d'un haut responsable politique et encore plus d'un chef d'Etat. Lors de la campagne electorale N.SARKOZY a suscité des craintes des peurs et des méfiances quant à son tempéramment nerveux et colorique.
Celui qui s'est montré comme ne buvant jamais de l'alcool est dans cette vidéo dans un état d'ivresse déplorable c'est sûr et certain.

La vodka russe ou la bière allemande ou autres substances qui aident à tenir le coup, sont pour beaucoup de ce qui est arrivé au Président de la France. C'est ce dernier qui détient le code de mise en feu nucléaire, alors le contrôle de ce que consomme le chef de l'Etat doit-il s'effectuer à tout moment?

Le plus révoltant c'est la censure de cette vidéo en France. Alors que les journaux télévisés ont tout loisir de parler des derniers déboires de starlettes ou de chocs entre véhicules sur une nationale dans des villages de la France profonde.
C'est absolument scandaleux. Alors que le même président s'est dit pour la liberté d'expression absolue (voir les caricatures anti-Islam), la censure est depuis son arrivée aggravée accentuée et la main mise sur les médias n'est plus à démontrer.
Les français si attachés au droit de savoir comme au droit d'avorter ou autres nombreux droits doivent se faire des soucis quant aux façonnage et aux formatage par le système d'exploitation Sarko2007.


Sarkozy ivre au G8
envoyé par LesInsoumis

samedi 2 juin 2007

Un empire américain ?


Un empire américain ?

Ainsi se constitue, selon la formule d'Élisabeth Crémieu, un « nouvel empire américain » qui repose sur les services de pointe autant que sur l'industrie de pointe : formation des élites mondiales dans les grandes universités, contrôle de la planète par des réseaux d'écoute comme le système Echelon, organisation du marché mondial des capitaux... Tout cela met les États-Unis en position de force dans leurs relations avec leurs partenaires qu'ils s'efforcent de redéfinir.

Deux faits essentiels se sont en effet produits depuis 1971.

D'abord, l'économie américaine s'est ouverte sur l'extérieur. En 1971, les importations de marchandises représentaient encore moins de 5% du P.I.B. ; aujourd'hui, le chiffre dépasse les 10%. Cette internationalisation n'a pas été sans provoquer de nombreuses difficultés, à commencer par le déficit commercial. Ce fait peut conduire à se replier sur soi-même : après tout, il existe une puissante tradition protectionniste et isolationniste aux États-Unis, et elle n'a pas disparu. On le constate, dans les années 1980 et 1990, à travers l'adoption de mesures de protection (quotas sur les automobiles japonaises en 1981, l'acier européen en 1982...) ; le Japon provoque des réactions de rejet qui se manifestent avec vigueur lors du cinquantième anniversaire de Pearl Harbor (1991).

Ensuite, l'effondrement de l'U.R.S.S. accroît considérablement la marge de manœuvre des États-Unis : ils ne sont plus contraints de ménager leurs concurrents économiques pour des raisons politiques. Ils peuvent utiliser tous les moyens de pression dont ils disposent, et le plus important est sans aucun doute l'accès au grand marché américain : quel pays, quelle entreprise pourrait supporter de se voir privé d'accès à un marché si riche, si vaste et si dynamique ? Sous cette menace, les États-Unis ont obtenu des gestes importants de la part des Japonais (accord sur la réduction des obstacles structurels aux échanges de 1990) et surtout des Européens (réforme de la politique agricole commune). Ils savent surtout agir à toutes les échelles avec pragmatisme : encouragement au libre-échange mondial par la création de l'O.M.C. qu'ils ont soutenue, « bilatéralisme agressif », selon la formule de Leonard Silk dans les relations bilatérales avec leurs partenaires, création d'une zone commerciale régionale avec le Canada et le Mexique, l'A.L.E.N.A., en 1992.

Le XXe a bien été « le siècle américain », ainsi que l'avait annoncé Henry Luce dans un article de Life en 1941. Le XXIe siècle le sera-t-il encore ? Les défis n'ont pas disparu : ils viennent de l'Asie (efficacité de la production) comme de l'Europe (puissance financière, création de l'euro qui pourrait concurrencer le dollar, le plus important soutien de la puissance économique américaine). Les États-Unis conservent cependant des atouts exceptionnels : un espace vaste et riche, une position géographique ouverte à la fois sur l'Atlantique et le Pacifique, une population nombreuse, plus jeune et plus dynamique que celle de leurs concurrents, la place financière de New York, le premier marché de consommation mondial, une capacité d'innovation exceptionnelle, les premières firmes mondiales, la force militaire qui peut se traduire en termes d'hégémonie économique. Surtout, l'effondrement du bloc communiste confirme l'efficacité du modèle américain et donne au pays une opportunité exceptionnelle : débarrassé de la menace soviétique, il peut se concentrer sur sa puissance économique. De leur capacité à saisir cette chance dépend la possibilité pour les États-Unis de rester le centre de l'économie mondiale.

vendredi 1 juin 2007

La politique française d'immigration




En France, comme au reste dans les autres pays, la politique d'immigration est marquée par de nombreuses contradictions. L'action menée en faveur de l'intégration s'accompagne de mesures répressives. Elle s'inscrit, en tout cas, dans un cadre d'intervention où désormais l'accent est mis davantage sur les aspects juridiques et culturels que sur la dimension économique. Quelques décisions et la tournure que prennent les discussions sur l'immigration témoignent de cette nouvelle orientation : la loi du 9 octobre 1981 accordant aux étrangers la liberté d'association, la loi du 17 juillet 1984 instituant la carte unique séjour-travail de dix ans, délivrée de plein droit à certaines catégories d'étrangers et automatiquement renouvelable, le projet abandonné mais épisodiquement remis à l'ordre du jour de réforme du Code de la nationalité (1987), enfin, en 1989, l'instauration d'un vaste débat sur l'immigration, l'islam et l'intégration à la suite de l'affaire dite du « foulard » (porté en classe, dans une école publique et laïque, par trois jeunes musulmanes arguant de prescriptions religieuses).

La politique d'intégration, telle qu'elle a été définie en 1990 par le gouvernement français, n'est ni de l'assimilation ni une prise en compte des spécificités, mais une série d'actions concrètes mettant l'accent sur l'égalité des droits et de traitement, le développement social des quartiers, la fin des ghettos, l'accès à l'emploi et la lutte contre l'échec scolaire. Mais elle comporte des ambiguïtés : comment concilier le droit à l'indifférence et le respect des identités ? la lutte contre les discriminations et le risque de stigmatisation ? l'intégration et le renforcement des contrôles aux frontières ? Au lendemain de l'affaire du foulard, un dispositif a été mis en place pour coordonner les actions publiques et stimuler la réflexion : la création d'un secrétariat général à l'intégration a été assortie de l'institution d'un Haut Conseil à l'intégration dont les premiers rapports ont paru, au rythme de deux par an, en 1991 et 1992.

De fait, contrairement à certaines idées reçues, l'intégration est en cours. Beaucoup de jeunes issus de l'immigration sont parfaitement intégrés à la communauté française ; mais cette insertion s'effectue souvent dans des contextes peu favorables à la promotion sociale.

Les interrogations sur l'intégration ne doivent cependant pas occulter quelques réussites spectaculaires. Nombre d'enfants de la « seconde génération » ont effectué une trajectoire scolaire et professionnelle qui n'est plus seulement une formation « sur le tas » dans le monde du travail. Une élite se dégage, symbolisant la réussite et l'ascension sociale, qui tend à bousculer l'image misérabiliste du monde de l'immigration.

Il reste que, avec la crainte de l'intégrisme islamique, l'inquiétude provoquée par la montée de la violence dans les banlieues et la fixation d'une partie de l'opinion publique sur l'immigration maghrébine, le problème de l'immigration est toujours l'enjeu de stratégies partisanes. Ces dernières se fondent sur des analyses plus ou moins pessimistes de la situation. D'un côté, l'aggravation de la pression migratoire du sud vers le nord suscite des plaidoyers en faveur d'une politique plus restrictive. On met l'accent sur le danger que fait courir l'immigration à la stabilité sociale et politique de la France, en une période où le chômage ne laisse aux nouveaux arrivants d'autres choix que la misère ou la délinquance. On fait remarquer que les statistiques fournies par le recensement de 1990 pourraient être inférieurs à la réalité. Face à la « montée des périls », les remèdes proposés sont, outre une meilleure intégration des immigrés, par le logement social en particulier, de réduire l'admission de nouveaux « travailleurs permanents » et de restreindre l'immigration familiale ; sont préconisées aussi la limitation du droit d'asile et une lutte plus énergique contre l'immigration irrégulière. Telles sont les propositions présentées par A. Postel-Vinay, ancien Secrétaire d'État chargé des travailleurs immigrés, dans la revue Futuribles (1992).

Dans son ouvrage intitulé De l'immigration en général et de la nation française en particulier (1992), J.-C. Barreau a, d'un autre côté, énoncé des convictions qui ont contribué à passionner le débat : l'immigration zéro est un mythe, la poussée migratoire restera forte dans les années à venir, l'immigration étant une continuation à l'échelle planétaire de l'exode rural ; sans une politique claire, intelligente et énergétique des flux migratoires, l'intégration est vouée à l'échec ; la nation est le seul lieu possible de l'intégration. Enfin, tandis que les uns réclament l'invention d'un nouveau contrat de citoyenneté, d'autres montrent comment la politique d'immigration est prise au piège des amalgames. C'est ce qu'a entrepris de faire Danièle Lochak (1993) : on amalgame étrangers en situation irrégulière et clandestins, on amalgame aussi demandeurs d'asile déboutés et faux réfugiés. Quand on connaît le poids des mots, on ne peut que redouter les effets de telles associations